antisecte

ACCUEIL

Plan du site

Sites officiels

La manipulation "antisectes"

Les sites antireligieux

Liens

Contact

Actualités

 

Actualités : 9 juillet 2010

La loi About-Picard s’invite à la
Grande Loge Nationale de France

Certains membres des obédiences maçonniques sont prompts à vouloir légiférer sur les prétendus abus de groupes dits sectaires, qui sont souvent leurs concurrents par ailleurs. Ironie du sort, la fameuse loi About-Picard qui a été votée grâce à certains membres zélés de ces confréries pourrait bien créer un effet d’arroseur arrosé. En effet, comme le révèle l’Express du 7 juillet, le vice procureur de Marseille, après un an d’enquête, a ouvert une information judiciaire concernant un legs important reçu par la « Fondation de la Grande Loge nationale française : Institut pour la promotion de l'Homme » de la part d’un homme âgé de 93 ans à l’époque, aujourd’hui décédé, représentant fait les trois quarts de ses biens évalués à 1 626 000 euros. Le reste aurait été légué à divers particuliers au cours de la rédaction du testament, ce qui n’est pas du goût des six nièces qui ont déposé plainte en 2009 pour "abus frauduleux de l'état d'ignorance ou de faiblesse", délit puni de trois ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende depuis la fameuse loi About-Picard.

Parmi les faits reprochés, le généreux donateur n’aurait pas joui de toutes ses facultés selon le médecin légiste, à la suite d’une chute ayant occasionné « des troubles neuropsychologiques affectant la mémoire, l'attention, les capacités de jugement et de prise de décision ». Ensuite, le donateur n’aurait pas été informé du lien de l’association destinataire avec la franc-maçonnerie, présentée de façon elliptique comme la « Fondation pour la promotion de l'Homme », lui-même n’ayant pas de lien avéré avec la Franc-maçonnerie. Les témoins, présentés par le notaire comme « choisis par le testateur », auraient reconnu qu’ils ne connaissaient pas le donateur. Enfin, le notaire ayant fait signer l’acte était à l'époque "Très respectable frère", avec des responsabilités nationales à la GLNF. Sa femme a reçu 60000 euros dans cette transaction. Lui-même est devenu en 2008 Grand Secrétaire du nouveau Grand Maître François Stifani. A la suite du testament, le Grand-Maître de la GNLF de l’époque, Jean-Charles Foellner, devient également gérant d’une brasserie sur le Boulevard Haussmann à Paris rapportant 75 000 euros par an.

Nul doute que Georges Fenech, Président de la Miviludes, aura à coeur que toute la lumière soit faite sur ce possible « abus de faiblesse ».

Source : CAP Liberté de Conscience

 

 

 

Retour à la page d'actualités