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De la "nécessaire" lutte contre
l'abus de faiblesse
Ainsi donc les députés belges
ont décidé de suivre l'exemple venu de la francitude et de lutter
contre le fléau de l'abus de faiblesse, et de protéger contre
elles-mêmes et malgré elles toutes les personnes en état
de faiblesse. Les personnes en état de faiblesse se retrouvent principalement
au sein des sectes, surtout quand celles-ci sont nuisibles. Du moins c'est
ce qui est affirmé partout. Car c'est la seule explication rationnelle
qui a été trouvée pour expliquer comment des personnes
apparemment saines de corps et d'esprit aient pu adhérer à des
croyances et modes de vie tellement éloignés de ce qui est l'usage
courant.
Mais si la notion d'état de faiblesse
doit être retenue et donner lieu à une loi, il n'est pas possible
de la cantonner exclusivement à l'intérieur des sectes, fussent-elles
nuisibles, cela serait discriminatoire. Il est nécessaire de l'élargir
à la totalité de la population et à toutes les activités
de la vie, étant bien admis que n'importe qui peut un jour ou l'autre
se retrouver en état de faiblesse, et que les domaines où la
manipulation mentale pourrait s'exercer sont eux-aussi sans limite.
Ainsi il faudra en premier lieu mettre en place
des escadrons de spécialistes en état de faiblesse. Ces spécialistes
devront justifier soit d'une formation spécifique dans ce domaine,
soit d'une longue expérience dans le dit domaine. Leur rôle sera
de détecter toute personne en état de faiblesse, susceptible
de faire l'objet d'abus, et de prendre les mesures adéquates pour la
protéger. Enfin comme ces spécialistes ne sont eux-mêmes
pas à l'abri d'un éventuel état de faiblesse, ils seront
eux aussi placés sous la surveillance amicale mais néanmoins
vigilante de leurs collègues spécialistes en état de
faiblesse.
Les personnes en état de faiblesse ont
la particularité d'être hautement influençable et manipulable.
Dès que leur état aura été diagnostiqué,
elles devront être l'objet de mesures immédiates afin d'assurer
leur propre protection et celle de leur environnement. Ainsi les personnes
diagnostiquées en état de faiblesse se verront immédiatement
retiré leur droit de vote, entendu que leur vote ne serait d'aucune
valeur parce que certainement téléguidé par une tierce
personne manipulatrice. De même elles seraient automatiquement privées
de la gestion de tous leurs biens afin d'éviter leur disparition au
profit d'aigrefins sans scrupule. Tous ces biens seront confiés à
la gestion scrupuleuse de gestionnaires dûment mandatés par l'Etat
souverain.
Ces mesures s'appliqueront à tous les
citoyens, y compris à ceux exerçant de très hautes fonctions,
que ce soit au sein d'organismes privés, de l'administration publique
et même au sein du gouvernement quand celui-ci existera à nouveau.
Pour illustrer cette problématique, il faut rappeler le cas de la Tunisie
où son président M. Ben Ali, manifestement en état de
faiblesse, est tombé sous l'emprise sectaire de son épouse et
des proches de celle-ci. Si la Tunisie avait pris la précaution de
se prémunir contre les ravages de l'abus de faiblesse grâce à
une législation telle que proposée aujourd'hui en Belgique,
la Tunisie aurait fait l'économie d'une révolution sanglante
et de toutes les réformes qui s'en sont suivies. Le printemps arabe
également aurait été évité. M. Ben Ali
aurait immédiatement été destitué et mis en unité
de soins intensifs, et aucun des événements tragiques auxquels
nous avons assisté, ne se serait produit. Ainsi grâce à
la législation contre tout abus de faiblesse, la Belgique pourra éviter
les affres d'un printemps belge.
Les mesures prises contre les abus de faiblesse
s'appliqueront à tous les domaines de la vie citoyenne. En tout premier
lieu elles s'appliqueront au domaine des murs dégradantes et
à la propagation des idées néfastes. Ainsi les spécialistes
en état de faiblesse porteront une attention vigilante aux situations
relationnelles afin de vérifier que sous couvert de liberté,
des personnes en état de faiblesse ne soient pas l'objet de pressions
répétées propres à altérer leur jugement.
Et à l'évidence les mesures contre les abus de faiblesse s'appliqueront
dans le domaine des croyances dangereuses, des religions déviantes
et des transactions commerciales ou financières réalisées
grâce à des pressions répétées ayant abouti
à altérer le jugement de personnes en état de faiblesse.
Enfin une vigilance soutenue sera exercée
à l'encontre de toute pression venue de l'étranger sur la vie
politique belge. Par exemple il faut prendre en compte que les députés
belges sont comme tous les députés du monde soumis à
des pressions énormes et peuvent à tout moment tomber en état
de faiblesse. Face à ces pressions répétées, leur
jugement serait alors fortement altéré. Une telle situation
amènerait inévitablement des lois aberrantes propres à
compromettre la paix sociale et le bien-vivre belge. Les auteurs de ces pressions
répétés à l'encontre des députés
belges ayant entrainé un état de faiblesse de ceux-ci et altéré
dangereusement leur jugement, seraient alors jugés responsables des
lois aberrantes promulguées par ces mêmes députés,
ainsi que de toutes les conséquences néfastes de celles-ci.
En vertu de la législation contre les abus de faiblesse, les auteurs
de telles pressions seront alors condamnés à réparer
de leurs propres deniers toutes les conséquences de ces lois aberrantes.
Contre la francitude, pour la belgitude !
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